Après une nuit encore chaude où c’est plutôt bonne chance que bonne nuit que nous nous sommes souhaitées, ce matin, réveil aux aurores pouraller visiter Stari Bar, vieille ville dans les terres, le plus tôt possible pour éviter la chaleur. À 7h, il fait déjà 25 degrés, au moins, ça promet. Premier bus pour Bar, ok. Une fois à la station de bus, moins bien ! Le préposé aux informations regarde partout sauf dans notre direction, malgré nos tentatives de communication 🙂 l’information sur les bus qui rejoignent la vieille ville est inexistante, et les taxis rodent et nous abordent avec insistance pour nous emmener. Non, nous voulons prendre le bus. Nous l’attendrons à côté d’un de ces taxis qui fait des allées et venues incessantes devant nous avec l’air de nous narguer ! J’essaie de prendre un café dans un des trois bars alentours, en vain, apparemment c’est impossible, nous pouvons avoir une bière sinon.. Super. Finalelent le bus passera, et c’est avec un sentiment victorieux que nous monterons dedans face au taxi 🙂

Ce n’est pas loin, nous y sommes en une petite demi-heure. Il fait déjà très chaud. Face à nous un petit marché, avec des poussins entassés dans des cartons, des poissons énormes dans des bassines, un festival de couleurs entre aubergines, poivrons, tomates et courgettes ! Nou pouvons enfin siroter un café dans un jardin de ce petit village qu’est Stari Bar, au croisement des cultures orghodoxes et musulmanes, entourées d’églises et de mosquées. L’ambiance est agréable à l’ombre, entre les voix qui s’élèvent du marché et les grosses marmittes qui crachent de la fumée. Vient enfin le clou du spectacle lorsque nous arrivons à la vieille ville, vestige des vies passées entre le XIIeme et le XVIIeme siècle : églises, palais et maisons en ruine, surmontés d’une végétation qui a pris le dessus. On chemine facilement parmi ces bâtisses, sous une chaleur accablante alors qu’il est à peine 10h. C’est dire si à 13h, lorsque nous quittons les lieux, quelle température il peut faire ! Au moins de quoi faire cuire une quiche 🙂

Réfugiées sous une terrasse ombragée pour déguster notre traditionnelle shopska, nous mettrons un certain temps à retrouver suffisamment de force et de motivation pour reprendre la route et aller admirer le plus vieil olivier du monde (oui oui !!) âgé d’au moins 2000 ans. 3km seulement nous séparent de lui, même pas de côte à monter, mais j’entrevois cela comme une pure épreuve de masochisme.. Mais bon, on ne va pas attendre 4h à ne rien faire et puis ça en vaut la peine, nous ferons des pauses à l’ombre, beaucoup, tous les 500m peut-être. Pour arriver face à un jardin dont l’entrée est payante…. Grrrrr !! Le pauvre olivier est esseulé au milieu de petits poteaux blancs er d’une terrasse. Ses copains forment une forêt plus loin, mais lui est seul. Protégé, c’est déjà ça. Nous ne paierons pas et le regarderons par dessus la petite barrière. Des chiens sont étalés à terre, amorphes, comme moi qui ferait bien pareil. Mais cet arbre de deux mille ans est superbe, il a vu toute notre histoire défiler !!!

Après cette épreuve culturelle 🙂 , retour à la casa où c’est une douce pluie salvatrice qui nous accueillera. Peut-être pas de dernière baignade dans l’Adriatique.. Car demain nous partons pour notre dernière étape, le lac Skaddar.