Jour 8: adrénaline et testostérone dans la pampa

C’est parti pour une journée d’aventures non-stop !!! Un café turc offert par notre hôte et hop nous voilà parties pour la tyrolienne qui fait donc 852m de long et 152m de haut, passant d’un canyon à un autre au-dessus de la Tara. La vue est tout simplement superbe, l’eau en contrebas est bleue turquoise au milieu des montagnes touffues de sapins verts vifs. Nous n’avons même pas le temps d’avoir peur que nous voilà parties en tandem (une ligne chacune en parallèle) direction >> en face :). Pour retrouver Sreten et Georges, nos hôtes, nous devons retraverser par le pont qui est superbe, on dirait presque une architecture art-déco, entièrement construit à la main nous dit-on. Le temps de la traversée, Manon, grande amie des bêtes (contrairement à votre narrateur) se fait un copain canin qui la suivra partout ! Un café plus tard et nous voikà embarquées pour un « jeep safari » à travers les montagnes, vallées et canyons du Durmitor. Nous avions hésité, faute de budget, mais un descriptif du tour et un sacré rabais (auquel l’appartenance à la gent féminine n’est pas anodin) nous convaincrons, et ce sera sans regret aucun que nous passerons les 5 prochaines heures à monter en haut des sommets admirer une vue époustouflante, redescendre de 1500m à 350m au fond de la vallée pour nous baigner (pas longtemps) dans la Tara turquoise à 10 degrés (que nous avons bue également) en passant par d’étroits chemins que jamais nous n’aurions parcouru nous-mêmes. Nous avons croisé une voiture sur une route à peine assez large pour nous, et Sreten, notre hôte, nous a fait une démonstration de force en maneuvrant son 4×4 militaire avec une précision et une assurance qui nous ont laissées pantoises. Il n’a d’ailleurs pas boudé son plaisir, mais cette virilité exacerbée danx chacun de ses actes faisait partie intégrante de sa personne, et cela avait un côté rassurant d’être dans sa voiture plutôt que dans celle d’en face ! A 15h30, nous stoppons dans le village de Stepza, où nos hôtes nous laissent gambader au beau milieu de prairies pendant qu’ils se rendent discretement au cimetière d’une petite église. Puis direction la maison de l’oncle à quelques mètres, qui nous joue un morceau de flûte locale et nous offre un verre de sa rakja maison (l’eau de vie locale, il est 15h40 environ 🙂 ).

Nous profitons de cette proximité pour faire plus ample connaissance avec Sreten, gérant de 28 ans, drôle et viril, « good manager » et « professional driver », comme il se décrit lui-même en roulant les r, très professionnel et passionné. Ainsi quf Georges, son cousin de 14 ans, petit génie bilingue qui programme déjà des sites internet, a une culture aussi vaste que variée et beaucoup d’humour. Nous passerons un très bon moment.

Après toutes ces belles aventures sans ours ni sans loup, la journée n’est pourtant pas finie, il nous reste la balade à cheval !! Et quelle balade… Pour moi il s’agissait d’une première fois, qui restera marquante tant par sa beauté que par la peur que j’aurai tout le long. Pour Manon ce sera une liberté, un retour aux sources d’une passion retrouvée, « une osmose avec l’animal ». Une balade accompagnée d’un éleveur sur son cheval, lui-même suivi de son poulain en plein milieu des vallées au coucher du soleil, de quoi se prendre pour Lucky Luke !!!

Après cela ? Ce n’est toujours pas fini !! Nos hôtes nous invitent avec eux en ville pour la soirée. Nous rions bien et rencontrons leurs amis. Et voilà que Sreten déclare à Manon sa flamme, tandis que j’ai droit à une demande en mariage du copain, pilote qui boit un litre de rakja par jour.. ! Dure réalité 😉

Cette fois ça y est, notre folle journée d’aventures s’achève, avec en prime notre Mac Gyver Sreten qui recollera la semelle de ma chaussure cassée !! What a man !

Jour 9 : « Trout popodne »

Aujourd’hui c’est presque repos 🙂 nous ferons du rafting sur la Tara toute la matinée jusqu’à 14h avec un petit groupe d’allemands et de slovènes. Nous avons déjeuné au milieu de nulle part, un des meilleurs repas jusqu’ici : risotto, truite entière, patates à l’eau et au four, légumes grillés, soupe, fromage de brebis et pain ! C’était divin. Après cela nous grimpons à nouveau en jeep en haut d’un sommet avec Sreten, qui n’avait pas eu le temps de nous le montrer la veille. Nous quittons déjà les lieux demain et sommes nostalgiques. Nous retournons au lac noir où nous siroterons un verre au coucher du soleil en écoutant un morceau de violon, le tout à côté d’un tractopelle ! improbable et beau moment 🙂
Au retour chez nous (he oui après 4 nuits nous nous sommes habituées), nous passons la soirée avec deux nouveaux clients belges ainsi que ns hôtes et désormais amis. Un chat miaule en face de chez nous et nous apprenons que ce charmant siammois se dénomme Sylvester Stallone, avec le doux surnom de Sylvie 🙂

Jour 10: ce n’est qu’un au revoir

Cette fois ça y est, nous quittons Zabljak, ce qui signifie que la première partie de notre périple est terminée, nous passons des paisibles et vastes montagnes à la mer. Malgré les nouvelles aventures qui nous attendent, nous sommes tristes de quitter ce lieu, son atmosphère et ses hôtes, qui prendront soin de nous jusqu’au bout en noud emmenant jusqu’au bus et en précisant au chauffeur où nous arrêter au plus preès de Herceg Novi, notre prochaine étape. Une petite larme coule dans le bus, en longeant une dernière fois (pour ce séjour car nous nous jurons de revenir en hiver), les montagnes et vallées vertes, parsemées de petites maisons de montagnes aux toits rouges ou métalliques. Nous passerons de la montagne à la mer en moins de 3h et verrons les degrés augmenter pour retrouver notre petit 39 à l’arrivée. Finies polaires et écharpes, nous les troquons pour les chapeaux et les lunettes de soleil ! Nous passons ded montagnes vert vif aux montagnes caillouteuses, tout aussi belles, et l’arrivée dans la majestueuse baie de Kotor me fera verser ma troisième larme dans ma vie après l’aiguille du midi et les météores. En moins d’une demi-heure, rien qu’en attendant notre bus nous prendrons nos premières couleurs et même la marque des tongs !! Arrivées à Herceg Novi, à la frontière croate, nous peinons à trouver notre chambre dans laquelle nous n’avons qu’une nuit et un wifi pourri. Nous filons direct à la plage. L’eau est chaude, sûrement dans les 28. Les plages privées dominent ce fabuleux littoral et nous ne trouverons qu’un maigre espace de 4m2 pour élire domicile. Changement d’ambiance, mais aussi de décor, nous passons des fleurs des champs et marguerites aux bougainvilliers, palmiers, lauriers roses et bananiers, c’est beau. Nous avons encore du mal à réaliser où nous sommes et du fait qu’il s’agit toujours du même pays. Les prix ont augmenté, cela doit aller de pair avec les degrés !

En tous cas nous sommes heureuses. Désolées pour cette absence prolongée, que nous rattrapons aujourd’hui. En tous cas, chers lecteurs, nous pensons bien à vous et vous embrassons fort.