Jour 3 : après un doux réveil, nous prenons notre petit déj sur la terrasse sous une chaleur déjà harrassante. On nous explique qu’hier (avant hie pour vous lecteurs :), était le jour le plus chaud depuis 65 ans. Quoi de mieux que d’aller randonner au monastère ce jour là ?? Heureusement qu’à l’arrivée nous avions pu nous asperger d’eau bénite !

Bref, nous avons un train pour Kolasin ce matin et partons un peu en retard. Nous fonçons sous la chaleur à travers Podgorica pour chopper le train, que nous aurons in extremis.
Expérience du train géniale, superbe, alertance de canyons majestueux et de tunnels, paysages superbes, somptueux, avec des rails à flanc de montagne, un passage sur un pont immense tout rouillé. Cette fois c’est un vieux train à compartiments non climatisé qui roule toutes fenêtres ouvertes, tout le minde fume dedans ! Nous nous faisons un copain montenégrin qui, à l’arrivée à Kolasin nous emmène au centre 2km plus bas et nous quitte là. Le climat ici est tempéré, nous avons beau temps. Le village est en pleine nature, le paysage est bien plus vert. Situé à 1000 mètres, il fait également station de ski.

Nous prenons un café dans un bar avec WIFI pour trouver un logement et trouvons un appartement chez l’habitant un peu éloigné du centre. Nous avons du mal à repérer où il se situe et c’est le plus jeune policier de la ville qui nous y emmènera, marchant avec nous sur 2km ! Nous arrivons dans une propriété simple mais superbe, au milieu des champs, bordée d’arbres et de fleurs, avec un propriétaire adorable. Cette fois-ci nous n’éclatons pas le budget avec 10€ par nuit 🙂 nous sommes tellement bien ici que nous prenons 3 nuits direct.

Après avoir siroté un jus fait maison, nous repartons au centre pour manger. C’est marrant, tout le monde se connaît. Sur la place où nous mangeons, sont étalées des allemandes bizarres qui exhibent toutes leurs affaires comme pour un vide grenier. Nous les avons déjà vues à midi, il est 15h, c’est intrigant 😉 mais nous n’aurons pas l’occasion de satisfaire notre curiosité car ensuite elles ont disparu en abandonnant toutes leurs affaires. Après l’instant bouffe, instant tourisme en visitant le supermarché local, proposant comme à chaque fois des produits aux noms rigolos. Puis retour au bercail et balade derrière chez nous, au bord de la rivière Tara, où nous nous poserons un bon moment. L’instant bouffe du soir arrivant, nous essayons un resto conseillé par notre hôte. Le plat local Kaçamak sera notre victime, après une soupe. Plat bien consistant des montagnes à base de patates couvertes de crème et de fromage de brebis. Sur les cartes ici on propose des plats de 1200g (!!!!) et rien qu’une dose du plat national pour deux nous suffira !! Les autres clients, touristes aussi, sont satisfaits (4 autres français) mais nous sommes partagées car on se sent un peu « dindons de la farce dans un attrape touriste » mais bon, sans regrets.

Nous finirons notre soirée dans un champ sous les étoiles, pas loin d’un cheval, à côté des poules et au milieu de chiens (attachés) et de chats et chatons. Chats, chiens, chevaux, chèvres, vaches (cherchez l’intru), on est bien ici.

Jour 4: réveil plus tardif que prévu. Manon, qui a mal a un peu mal au pied depuis notre arrivée, ressent plus de douleur. Elle appelle son médecin qui diagnostique un affaissement de la voute plantaire après description des symptômes. Nous décidons de reporter notre escapade au parc national à demain et raccourcirons la rando pour ne garder aue le tour du sublime lac Biogradska Gora. Nous nous baladons alors tranquillement en ville, buvons un café et allons à la pharmacie chercher du paracétamol et les médicaments prescrits.

Les pharmacies sont assez cocaces, on y vend aussi des barbies, des jeux dans de toutes petites vitrines vétustes. Nous mangeons notre salade habituelle le midi. Cette fois, il fait vraiment plus frais et nous avons même de l’orage. Nous avons le temps de prendre des infos sur les bus pour les prochains trajets, allons également au bureau d’information touristique central. C’est là qu’on constate que cette partie du pays n’est pas encore habituée au tourisme. Au bureau d’info, des horaires de bus de 2009, pas de renseignement possibles sur les transports, un seul plan de la ville, sommaire aux couleurs passées. 2 hôtels seulement référencés. Quant au lonely dans notre sac, qui nous disait de ne même pas s’arrêter alors que ce village de 5000 habitants en plein milieu de la nature est superbe et regorge de potentiel. Il y a presque plus d’activités et de vie qu’à Podgorica.

Enfin bref, cet aprem c’est glandouille, coloriages, petite balade + recherches d’infos sur les autres destinations.