Bonjour !

Aujourd’hui c’est balade à vélo dans la campagne autour de Hoi An. J’ai la carte ci-dessous, pas vraiment précise mais a priori tout est balisé et facile, pour une belle balade au milieu des champs. Quand je compars qvec Google Maps je vois qu’il y a bien plus de chemins que ça mais bon, si c’est bien fait il n’y a pas de raison.

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Alors c’est parti, j’échange mes 40’000 dongs contre un vélo (2$) et je me lance ! La selle est bien dure, pas de vitesse, un pneu avant un peu plat et un antivol inutilisable. Mais c’est pas grave c’est l’aventure 🙂 et puis c’est plat.

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Je traverse d’abord le grand axe de la vraie ville de Hoi An, puis dois tourner à droite après la seule station service indiquée. Bon en fait la station est une rue avant ce qui est marqué sur le plan, mais il y a une balise jaune pour la balade à vélo. Cool, c’est facile. Je traverse un marché avec des vendeurs assis par terre, des poissons qui gisent dans des paniers en plein cagnard, des fruits, des légumes tout en croisant des enfants qui vont à l’école. Après un pont, un autre panneau m’indique que je suis « ici » et que je dois tourner à droite dans un charmant petit chemin, au milieu des maisons et des palmiers. Au bout de la route, deux choix, à gauche ou à droite, sur la carte, c’est tout droit. Bon je prends à droite, je suis heureuse de me balader tranquillement parmi les maisons, au calme, loin du brouhaha des motos. Et là c’est un cul de sac… Avant que je puisse commencer à faire demi tour sur ce petit chemin d’un mètre de large, un chien s’approche et se met à aboyer. 3 autres déboulent, ils m’encerclent et aboient d’un air franchement méchant; ils défendent leur territoire. Je tente tout ce que je peux pour garder calme et contenance, fait lentement demi tour en parlant doucement et fermement (et fébrilement). Et là je vois qu’ils se mettent à me suivre en aboyant malgré la lenteur que j’arbore pour éviter de les énerver plus. Ils sont de plus en plus proches de mes jambes. J’ai vraiment peur et là, une fois lancée, je me mets à pédaler le plus vite possible, plus vite que je n’ai jamais été à vélo ! Ils me suivent en courant ces saloperies évidemment. Je m’en doutais mais je ne me voyais pas rester là et les laisser s’approcher en flânant gentiment. Je pédale à toute allure et me mets à la recherche de quelqu’un, d’un jardin, ou d’une grande route où ils pourraient tous se faire écraser ! Je crie le classique, bien qu’inutile « maman!!!!! » 🙂 et parviens à atteindre une grande route, où ils me làcheront les basques, enfin.

Pfiou……… Du coup me voilà perdue. Plus de balises du tout, les quelques points de reperes identifies ne sont pas là. Et il est hors de question de retourner dans ces petits chemins désormais aussi pittoresques qu’effrayants. Alors je continue ma route au bord des rizieres, c’est tres joli aussi apres tout. Et c’est le cas, il y a des rizières à perte de vue et après toutes ces émotions, j’apprécie plus que tout la tranquilité des paysages. Je longe des villages, croise finalement des buffles dans des champs (impressionnantes bestioles) et prends les petites routes, mais pas les petits chemins, ce qui me faut traverser des villages. Etant paumée et ayant quand même envie de visiter, je me greffe à l’arrière d’un groupe à vélo, guidé. Pas de bol, ils s’arrêtent 200m plus loin pour boire un café. J’en ai bien envie aussi mais l’endroit est quelconque. Alors apres quelques échanges avec des locaux qui m’indiquent où je suis, je repars direction la mer. Grande route de nouveau. La mer est bien là, cachée derrière d’innombrables resort bétonés énormes. Côté mer, les resorts, de l’autre côté de la route, de toutes petites échoppes et des maisons bien délabrées. La plupart des plages restantes sont occupées par de grosses pelleteuses, tout est en friche et c’est un paysage désolé qui s’offre à moi, exceptés les gazons bien verts et les courts de tennis des hôtels. Tout au bout de cette route, un petit port de pêche, en face duquel se trouve la presqu’île que je voulais atteindre. Je vois au loin les Water Coconut Palms, c’est joli.

Voilà un exemple trouvé sur internet du type de chien (c’est le seul chien vivant que j’ai trouvé en tapant « chien + vietnam » sur google, tous les autres étant dans des assiettes…

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Cette fois je le prends mon café, dans un minuscule bar (quelques chaises en plastique et un petit stand en fait), entourée de pêcheurs qui me regardent avec des yeux ronds. En meme temps vu comme la route est moche, il ne doit pas y avoir trop de touristes qui d’arrêtent ici, exceptés ceux de passage, transitant de leur bus au bateau qui les mènera aux Îles Cham. Mon antivol ne fonctionnant pas, je laisse mon vélo à quelques mètres de là, dans mon champ de vision. Le café est bon, et le spectacle juste en face des pêcheurs avec leurs énormes filets circulant dans des sortes de gros paniers ronds sur l’eau est vraiment chouette. Et là je tourne la tête, plus de vélo, un type est en train de se barrer tranquillement avec….. Je l’interpelle et la dame du bar me dit « no problem » mais nous ne pouvons pas communiquer plus. Elle l’appelle et il revient en riant 5 bonnes minutes plus tard se pavanant devant moi avec mon vélo. Je ne suis pas d’humeur et lui fais signe de me le rendre. Ce qu’il fait et là tout le monde éclate de rire et la bonne blague a fait son effet. Bon allez sourions !

Je reprendrai ma route en sens inverse et pousserai jusqu’à la plage de An Bang, à 6km, sur une grande route où certains bus passent à contresens et frôlent les deux roues. Mais quelle balade… ! Le paysage est cette fois moins morose et est composé de nombreux petits cafés et magasins de plage. La plage est là, sur la droite, et là, il faut laisser les vélos dans un parking payant à 1km de l’eau… Toujours pas d’antivol, je touche du doigt la plage recherchée mais atterirai dans un troquet juste derrière avec parking gratuit où résonent dans la maison d’à côté « london calling » des Clash, puis les Smith, consolation appréciée. Je ne suis pas à la plage et les rouleux de printemps ne sont pas bons 🙁 C’est donc reparti pour un tour. Je tente de contourner l’interdiction en longeant les maisons, mais seuls de tout petits chemins mènent éventuellement vers la mer, et terrorrisée par mon expérience canine matinale, je n’ose m’y risquer.

En regardant la carte, je vois qu’il y a plein de rizières en revenant vers Hoi An. Encore une grande route avec une circulation infernale et chaotique, puis le calme et la quiétude des champs. Il y en partout à 360 degrés c’est magnifique. Ce ne sera donc pas qu’une journée râtée 🙂 je resterai là un bon moment avant de rentrer en ville siroter un mega smoothie à la mangue avec tout l’album I de Queen :)) la chance tourne !

Le parcours du jour !

Le parcours du jour !

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Et elle va continuer 🙂 je me balade encore dans la vieille ville en fin d’après-midi, et recroise par hasard les deux québecquoises avec qui j’ai traversé la frontière cambodgienne. Du coup nous buvons un verre ensemble et dînerons même dans un chouette resto où le fait d’être trous nous permettra de commander plein de plats 🙂 puis dans le resto bondé, nous serons rejointes par le sosie de Carmela, Raja, une espagnole qui voyage seule elle aussi. Ça fait du bien un peu de sociabilité ! Et nous partageons nos impressions sur les différents endroits, chacune ayant un voyage différent. Après tout cela, il est déjà tard et je dois refaire mon sac pour la journée moto demain !!!

Une journée qui a mieux terminée qu’elle n’a commencé !

Grosses bises et à demain <3

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