WOUAOUH !!!!! Ho Chi Minh ou Saigon, c’est selon, ville de dingue !!!!!

Ce matin j’ai quitté Can Tho en bus, avec un certain regret var clairement le delta du Mekong, mais on ne peut pas tout faire..! Cette fois je suis côté fenêtre, et vais pouvoir me coller à la fenêtre pour contempler le paysage. Tout comme le train, j’adore les trajets en bus, on a le temps de regarder, de penser, de se laisser aller. En ayant un peu marre de la musique asiatique, je mets mon casque et écoute mes chansons. 3h30 de bonheur. Etonnament je suis la seule touriste dans le bus. Nous traversons des villes, des villages, des rizières, de très nombreux canaux et parfois des énormes embouchures du Mekong. Plus on s’approche, plus la circulation s’intensifie, les bâtiments aussi. Immenses panneaux publicitaires (le 4mx3m c’est de la gnognotte à côté!), des usines, des bâtiments de plusieurs étages.

Lorsque nous arrivons à la station ouest, je dois changer de bus pour aller jusque dans le centre. Là ce ne sont plus 5 10 ou 20 bus à la station mais peut-être 200 !! Heureusement j’ai demandé à l’hôtel de m’écrire en vietnamien « je veux aller à la station du centre ». Hop on m’indique un petit bus, bus de la ville en fait, dans lequel le chauffeur me fait signe de grimper. Je n’ai pas acheté de ticket mais bon ça passe tout seul. N’ayant aucune idée d’où je vais, je reparle au chauffeur en cours de route. Là, la circulation tient ses promesses, le qualificatif « dense » n’est pas exagéré !! Nous voilà arrivés à la station en question. Maintenant, trouver l’hôtel. Apparemment à 5km de là. Et là que des motos…. Mais j’ai mon gros sac, ça me fait peur ! Vaille que vaille, je n’ai pas le choix et ne vais pas m’aventurer là à pied vers l’inconnu sans plan. Je grimpe donc, gros sac à l’avant du scooter, moi-même et mon petit sac à dos à l’arrière. Un casque bol impossible à resserer se balade sur ma tête, c’est dire son utilité.. C’est parti !!! Le conducteur ne parle pas un mot d’anglais mais lit mon petit mot et paraît sûr de lui. Pendant le quart d’heure qui suivra, j’aurai quelques frissons 🙂 nous frôlons de très très près de grosses voitures, croisons des dizaines de scooters sur d’énormes carrefours, on est en plein dedans 🙂 puis une fois arrivée dans le district 1, le conducteur paraît décontenancé et regarde toutes les devantures d’hôtel d’un air dubitatif. Il est perdu 🙂 nous regardons de nouveau la carte, je sors la capture d’ecran de mon telephone avec le plan rapproché, mais non, ça n’a pas l’air de l’aider. Nous tournons, demandons notre chemin, moi aux touristes, lui aux autres chauffeurs, la situation est plutôt cocace. Puis une dame l’air très sûre nous dit de tourner à droite, et il va à gauche…! Et en fait l’hôtel est juste derrière nous à droite, je finirai donc à pied dans de grands éclats de rire avec lui. Je suis vivante !

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L’hôtel est chouette mais je ne m’y attarde que pour manger un bout sur la très jolie terrasse sur le toit le temps de regarder le plan et de lire deux trois mails. Et cet après-midi, j’ai une mission: cette ville est ma dernière chance pour changer mes riels cambodgiens (j’ai encore l’équivalent de 100$). On m’indique une banque pas loin, c’est parfait nous ne sommes qu’en début d’aprem, j’aurai le temps de me balader. He ben non !!! La première banque m’indique que non, la seconde me rit au nez, la troisième pareil… J’essaie les bijouteries, les banques, petites et grandes, rien !! Puis je me rappelle d’un article du routard qui parlait d’un petit bureau qui change absolument toutes les monnaies à l’autre bout du district. Cette visite thématique me permet de visiter toutes sortes de rues et de tester ma capacité à traverser les rues en territoire hostile 😉 parfois il y a des feus, parfois, sur d’immenses boulevards, rien du tout, à chacun de se débrouiller. Tout est une question de cadence : il faut soit aller lentement mais sûrement pour se faufiler en espérant que les gens nous contournent, soit courir quand ça sent le roussi !

En tous cas la ville fourmille, bouillonne, déborde de toutes parts. Ville de contrastes, on y vit aussi bien de vieilles dames porter des paniers suspendus à un grand bâton sur leurs épaules, que des grands et immenses buildings, des pagodes, des tous petits shops de rue, des petits scooters ou de gros 4×4. Il faut aimer les villes pour aimer Ho Chi Minh parce que là c’en est une, une vraie, immense, grouillante ! Et le bruit ambiant est grisant : au Cambodge comme au Vietnam, le klaxon fait partie intégrante de la conduite, non pas pour l’agressivité mais pour prévenir de sa présence. Etant donnés les centaines de scooters qui circulent, il y a beaucoup de klaxons, mêlés au ronron incessant des moteurs, des sirènes, des travaux, c’est vraiment fou ! Et je suis transportée par tout ça, ça me donne le sourire !

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En attendant je n’ai toujours pas trouvé de change pour mes foutus Riels ! J’atteints enfin le fameux quartier mentionné plus haut. Là un bureau m’accepte enfin mais refuse les billets de 50’000 (ceux que j’ai en majorité évidemment) soit disant pas en circulation… J’ai payé avec au Cambodge et ai beau m’évertuer à répéter que non je ne les ai pas inventés, la dame me dit de retourner au Cambodge… Décidément l’entente entre ces deux pays n’est vraiment pas bonne ! Mais bon, j’en trouve un autre après avoir traversé un chantier, qui me les prend ENFIN !

Tout cela m’aura fait passer dans des toutes petites et immenses rues, devant la fameuse tour Bitexco ! Le retour vers l’hôtel est d’autant plus animé que c’est désormais l’heure de sortie des bureaux, impressionnant.

Ayant changé mes plans, demain j’ai toute la journée pour visiter et vais me lever tôt pour ne pas perdre une miette de toute cette effervescence ! C’est du délire ici, parmi ces 9 millions d’habitants, et j’aime ça !! Mais une fois rentrée, je suis crevée !

A demain donc, pour je l’espère, de belles nouvelles aventures !