Bonjour !

J’ai un peu de retard aujourd’hui ! Et vais m’atteler à le rattraper pour vous raconter ces deux journées d’aventures à Kep !

Lorsque que je vous ai laissé, j’arrivais dans le super hôtel surplombant la ville et la mer.. J’y ai passé une excellente nuit, dans un bungalow traditionnel en bois, sur pilotis avec douche à moitié dehors, et des espaces laissant l’air et de potentielles grosses bêtes passer. Autant vous dire que je n’étais pas rassurée sous ma moustiquaire (celle de l’hôtel évidemment, toujours impossible d’accrocher la mienne). Mais finalement j’ai très bien dormi et ne suis même pas fait piquer ! En plus, j’entendais les oiseaux. Pour répondre à votre question, la grosse bête vue le soir précédent était un criquet géant paraît-il…

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Ne restant qu’une seule nuit dans cet hôtel trop cher pour moi (un paradis perdu au milieu d’un superbe jardin), je me suis levée tôt pour profiter du cadre et du hamac jusqu’à la dernière minute avant le check-out. Puis changement pour une guesthouse beaucoup plus modeste et abordable au coeur de Kep, qui n’a pas vraiment de centre-ville, tout étant étalé mais bon. Pour info, Kep était l’ancien Saint-Tropez il y a un demi-siècle. Je décide cette fois de me bouger un peu et d’aller visiter cette province, direction numéro 1, la mer 🙂 Kep beach, petite et unique plage, avec une ribambelle de hamacs, surtout destinés aux cambodgiens qui bossent sur la place. Sur la plage, des touristes et un ptit gamin qui joue avec un cerf-volant fait de sacs plastiques. Je mange mon désormais presque traditionnel riz au légumes et vous écrit des cartes postales 🙂 Pour aller les poster, je dous me rendre au bureau de poste, à 2 ou 3 km de là. Je me dis, allons y à pied en longeant le bord de mer, ce sera sympa ! He bien c’était un peu râté, le joli bord de mer se transformant en grosse route, avec des chiens par ci par là et des bagnoles…. Une fois lancée je vais jusqu’au bout et c’est l’occasion de passer devant LA statue de Kep, le crabe géant, bien kitsch lui aussi !

Au retour, je n’ai pas du tout envie de me retaper la route ni de payer un tuktuk, et en marchant sur un ponton, j’entends deux mecs parler français. Ils ont l’air sympa et je vous qu’ils int chacun un scooter, alors je me lance, et c’est bon ils me ramènent en quelques minutes. Puis nous discutons et ils me proposent de me joindre à eux pour une balade dans le parc national. Ça tombe bien, ce trek de 8km, je n’osais le faire seule alors banco, je rentre enfiler mes doc et nous voilà partis, avec également un italien, dans la jungle cambodgienne, à la recherche du Sunset rock, qui comme son nom l’indique est un magnifique panorama sur la mer pour voir le coucher de soleil. Nous marchons une bonne heure et arrivons, c’est en effet fabuleux !!! Et nous serons sauvés par les quelques nuages à l’horizon, grâce auxquels le soleil se couche plus tôt. Etant donné le chemin que nous devons parcourir en sens inverse, il vaut mieux ! Nous reviendrons, courant presque dans la pénombre croissante, mais une fous arrivés, soulagés, ravis et heureux de l’avoir fait ! Pour conclure en beauté, nous finirons sur la plage à manger des nouilles sautées. La balade râtée s’est transformée en aventure pour mon plus grand bonheur ! Puisse bonne douche et gros dodo.

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Plan du parc national

Plan du parc national

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Jour 2 à Kep :

Après cette belle aventure, c’est ravie que j’ouvre les yeux à la perspective de la journée qui m’attend. Tour de la campagne en moto avec un guide indépendant durant toute la journée. Nous sommes 4, 4 français et le guide aussi, installé depuis 10 ans au Cambodge, parlant le khmer couramment.

Nous traverserons des villages similaires à ceux traversés pour me rendre à Kampong Phluk : terres et petis chemins ocres, palmiers, rizières, poules et vaches en liberté, maisons sur pilotis (ou pas, c’est plus pour la tradition que pour les pluies dans ce coin), pafois éparpillées parfois condensées en mini village. J’aime beaucoup ces paysages et atmosphères. Nous n’empruntons que des petits chemins, c’est vraiment beau, et la moto permet d’aller partout en sentant l’atmosphère autour de soi, vrai sentiment de liberté et d’indépendance car les bus, tuktuk ou voitures ne peuvent pas aroenter les mêmes chemins.
Nous passins voir une grotte renfermant un tout petit temple troglodyte du VIIeme siecle, très bien conservé, ferons même un peu de spéléo. Puis le lac secret, grande étendue d’eau au milieu de la verdure, où nous goûterons un jus de palme (bon mais pas transcendant). Le lac à une bien triste histoire, car il fut construit par Polpot, travaux forcés et mort de centaines de milliers d’hommes…

Le midi, nous mangeons dans une petite gargotte sur fond de karaoke cambodgien, ça m’avait manqué ! Et là in m’indique que pour me laver les mains, c’est au bout après le resto. J’y vais, ne vois rien et une petite mémé à qui je mime ce que je veux faire, me fout plein de lessive en poudre dans les mains, et m’indique de les tremper dans une jarre d’eau toute croupie. Haaaa :))) he ben tant pis, pas de jarre, je ne peux pas et vire la lessive. Je le conteterai de mon gel ! En tous cas c’était inattendu.

Nous reprennons notre route et sillonnons cette fous des chemins dans les vallées. Manguiers, poivriers, palmiers nous entourent. Parfois de beaux bougainvilliers roses vif, des rizières, c’est magnifique !! Et ma chemise blanche vire au orange ocre, tout comme mon visage et celui de mes voisins 😉 En pleine nature, nous passerons devant un mélange improbable de statues bouddhistes, hindouistes et animistes, toutes mélangées comme ça sans temple, sans rien d’autre que la végétation. Au milieu de nulle part, un réparateur de moto improbable en train de creuser un puit.. Enfin, nous nous dirigeond vers une cooperative de poivre, la plus ancienne de la province. Les petits poivriers de quelques cm protégés du soleil par de la paille cèdent leur place à des poivriers énormes de 3 ou 4m de haut. Et le poivre est vraiment bon. J’en ramènerai 😉

Non loin de là, nous passons devant un ancien orphelinat, où trône une statue grandeur nature de Jean-Paul II, je ne pensais pas le croiser ici celui-là ! Puis nous admirons le coucher de soleil devant un autel bouddhiste un peu à l’abandon, surplombant les rizières. Je suis aux anges.

Mais ce n’est pas fini ! Pour conclure cette virée en beauté, nous allons dans un petit bar « chez bébé » (taule ondulée et tabourets en bois) perdu dans la cambrousse. Là nous avons le temps de discuter, et les ONG en prennent pour leur grade. La Croix-Rouge en particulier, avec les gros 4×4 utilisés uniquement à Phnom Penh, les villas avec piscine des responsables de programme et surtout une aide considérée comme inadaptée aux besoins de pays.. La discussion est très intéressante. Puis de fil en auguille, celle-ci devient olus légère, nous nous évadons sur le thème du temps, de la liberté, des voyages… Et les 3 français m’invitent à me joindre à eux pour aller dîner au marché aux crabes. J’accepte volontiers, et c’est reparti pour une virée en moto nocturne. Et la sauce au poivre déboîte !!! J’ai même appris la recette !

Après tout cela, douche orange indispensable et un sommeil salvateur… C’est ma dernière nuit au Cambodge, déjà et j’ai adoré ce pays, ce que j’en ai vu en tous cas. Je sais maintenant que je souhaite revenir et passer du temps dans certains endroits. Les sourires, ce n’est pas une légende, la tranquilité des gens non plus, et encore moins la beauté et la douceur de vivre. Bref, ça va me manquer.

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