Hello,

Finalement j’ai du wifi alors.. Un ptit article ! Me voilà à Kep, à 25km de Kampot, cette fois-ci au bord de la mer ! Mais reprennons là où nous nous sommes arrêtés hier soir à Kampot.

En attendant la balade en bateau, je squatte le bord de la rivière dans un bar, et ai la surprise de me faire offrir du saucisson carrefour par une cambodgienne à côté de moi, la tenancière du bar qui prend sin apéro. Je suis « french » comme le saucisson 🙂

La balade des lucioles, une merveille… !!! Un régal pour les yeux. Nous partons au coucher du soleil sur un catamaran en bois illuminé de petites lumières jaunes. Je me pose sur le toit et rencontre un couple de français de Bellegarde !! (Le monde est petit !). Nous partagerons donc ce moment magique. Nous voguons sur la rivière, le paysage devient peu à peu plus sombre. Palmiers et arbres en tous genres bordent la rivière, des bateaux de pêche partent en mer.

Au bout d’un moment, il fait vraiment nuit, et le conducteur conduit à l’aveugle, parfois activant sa lampe torche. Le paysage est de plus en plus beau. Dans le ciel bleu foncé, une nuée d’étoiles, juste en dessous de nous, l’eau qui reflète chaque arbre tel un miroir. Tout le paysage se dédouble. Les lumières du bateau s’éteignent. Là, la nuit nous étreint complètement. Mais l’obscurité n’est pas totale. Au loin on peut apercevoir les lumières de la ville, auras lumineuses derrière les palmiers. C’est superbe. Puis arrivent les premières luciolles. On a l’impression de voir des guirlandes de Noël accrochées aux arbres. Certaines virevoltent pendant que la plupart sont accrochées à l’arbre, émettant leur lumière au même rythme. Il suffit de lever légèrement les yeux pour confondre ces petits insectes avec les étoiles. Le spectacle est fantastique, et nous restons contemplatifs un long moment.

Le tout aura duré 2 heures, et j’ai vécu un moment hors du temps. Aucune photo biensûr de l’iphone, mais le reflex, malgré un ISO élevé, une grande ouverture et une vitesse très lente n’a jamais voulu me suivre.

Puis pour conclure en beauté, je me suis tapé un succulent Loklak, plat à base de boeuf mariné au poivre de Kampot, MIAM.

La nuit passe et je prends le bus pour Kep à 45 minutes d’ici. Le compagnie n’est pas très au point 🙂 3/4h de retard, un minibus qui a bien du mal à contenir tout le monde, mais surtout les sacs ! Mais le trajet n’est pas long.

Autant vous dire qu’une fois arrivée, je n’ai plus grand chose à raconter ! Car arrivant en fin d’après-midi, je me garde la visite de la ville pour demain et profite du cadre somptueux de l’hôtel, où je ne ferai qu’une nuit car très cher, mais la halte vaut le coup. Une végétation luxuriante, des fleurs de l’eau, du soleil.. Je profite des derniers rayons en lisant mon Barjavel, puis vais voir le soleil couchant sur la mer (avec au loin l’île de Phu Quoc) en sirotant un verre et en écoutant Pink Floyd. Là, la vie est belle. Le revers de la médaille c’est que végétation luxuriante et chambre en bois sans fenêtres et aux planches espacées = bestioles, je prie pour ne pas en avoir trop ! Limite je prefererais des moustiques à certaines grosses bestioles rencontrées sur les petits chemins…

 

Voilà, je PROFITE, calme et volupté (et bébettes). Grosses bises et à demain !