Ça y est, le dernier jour est arrivé.. Et il fait un temps radieux. Je traîne au lit, une dernière fois réveillée par un rayon de soleil dans la chambre gorgée de lumière grâce à ses deux fenêtres et à ses rideaux blancs. Je traîne encore un peu et bois un café au soleil sous une branche d’olivier avec Pierre, autre français qui passe quelques jours ici.

0oAmOpVphRBIkxHY1TqGA-DXjHkKzKNrC2Yq5yxooJIx8m5k6DhwPHQoILG5pNajL3PCmxWKzDCdcIkOp0fDqE8R6mIcvrQn6aHLi5UefmT_FP4ssD5aIh9ooxJ8qlDWE

Cette fois-ci, le temps ayant l’air d’être stable, pas un nuage à l’horizon, je rechausse mes petites baskets et direction le sud-est de la ville, vers le parlement, le jardin national, et évidemment l’acropole dans les parages. Le parlement, l’Olympeion ou temple de Zeus, le jardin puis le zappeion, centre de congrès et d’exposition à l’architecture d’inspiration temple grec sont superbes, d’autant plus sous le soleil.

Le zappeion

Le zappeion

Le temple de Zeus - Olympeion

Le temple de Zeus – Olympeion

En allant plus vers le sud encore, il y a le plus vieux cimetière d’Athènes. Je m’engage alors sur de gros boulevards bondés de voitures pour rejoindre cet endroit, pas si évident à trouver. Et sur la route, je tombe par hasard sur l’atelier d’un sculpteur, dont les portes sont ouvertes. Je rentre jeter un coup d’oeil : grandes statues, bustes saints et personnages en tous genres sont mélangés dans cet atlier très lumineux, plein d’outils et de poussière, dominé par le blanc. Le sculpteur m’explique qu’il taille aussi bien pour orner les places de la ville que pour les particuliers et évidemment, pour le cimetière à quelques pas de là. Mon reflex est sur le point de sauter de mon sac et il m’autorise à photographier ce que je veux, lui y compris pendant qu’il termine le visage d’un homme. C’est un instant magique ! Il me montre les outils, récents et anciens et je prends un plaisir non dissimulé à photographier son univers de travail. Série à suivre ! Je lui promets de lui envoyer les photos et Vangelis Ilias (c’est son nom) me donne son mail et l’adresse de son site.

Cet instant hors du temps et de la ville prend fin et je pars au cimetière.
Plusieurs enterrements doivent avoir lieu aujourd’hui, les croques-mort sint de sortie et la petite église bleue et blanche est bondée. Le cimetière est immense, peut-être de la taille du Père Lachaise, suffisamment en tous cas pour que ses gardiens circulent en scooter ou en quad à l’intérieur. Certains tombeaux sont de véritables monuments, d’autres sont à l’abandon. Encore une fois on a une prédominance de blanc, parmi une végétation luxuriante gorgée de soleil. Les bougies et petits autels sont nombreux, parfois des photos. Le culte des morts fait aussi partie intégrante de la culture.

5ZRODCpjz5hXksoCSacEaVEEja5CYKCqTtnoDuE5mUsZjwv34NJ2U5pUs1iOSLQFm-nMQs9VOdz2umNpwzJUh0

Après cette promenade au calme, je remonte vers le nord-ouest et rejoins le sud de l’acropole ainsi que son musée. Petits restos et galeries d’arts occupent les ruelles et la grande avenue pavée qui mène au musée. Musiciens, vendeurs de ballons, groupes de gamins en folie, le quartier est pourtant très tranquille comparé à l’agitation qui règne au nord de l’acropole. Au gré des rues, je tombe sur le théâtre de Dionysos. Puis le musée, sublime. Un bâtiment ultra moderne, monté sur pilotis en béton avec un sol transparent pour voir les fouilles. 3 étages, dont le dernier a exactement les mêmes proportions que le parthénon, afin d’en montrer la frise qui l’ornait alors. Chaque étage présente les différents éléments qui étaient à l’intérieur des bâtiments de l’acropole dans un décor épuré avec de grandes baies vitrées offrant une vue imprenable sur l’acropole et les quartiers chics qui l’entourent. L’intérieur tout comme l’extérieur sont superbes, ce musée est une réussite. Puis un court-métrage nous apprend que le parthénin a aussi servi d’église et de mosquée en fonction des époques, et présente une vue du bâtiment lorsque celui-ci était en couleurs, ce que je ne savais pas, j’avais toujours imaginé que tout était blanc. Et clou du spectacle, un salle montre une reconstitution complete de l’acropole en LEGO !!!!

6N4tsYjQku1AWtw0UkDDQWTWamgIWWPF4Qu2sVbeGnkJKqPi137n3596Nw_LIJJXZ361wMwvOSDggQ2UaUc3rcrZKuS_n40MWaBRB0OyITqZUty_z9g90j0XngjfTYYBck4fbuSv3zHTNDTLVoo2Thr4Plk2l9yKqo--zu7uVOQc

L'areopage

L’areopage

Après cette visite passionnante, je termine ma boucle par l’aréopage, plus vieille cour d’Athènes où ont eu lieu nombre de débats publics il y a 2500 ans. L’endroit est libre d’accès et est manifestement un lieu de rendez-cous en plus de son affluence touristique. Le tout avec une vue sur toute la ville. Le soleil se couche, ma nostalgie du lieu croît, et je déambule encore dans petites ruelles alentours avant de rentrer.. Là tout de suite, je m’asseois à une petite terrasse au milieu de nulle part, perdue dans des ruelles pour écrire les dernières lignes de ce périple héllenique.

Ce soir derniers mezze. Une chose est sûre, ce n’est pas la dernière fois que je viens en Grèce.

45CF-b4pHN1eZqUxzXm3DWn0lt3aWIqpuJRdQR67SpA,gNIgSAz4q5JX7SU56pF6Cc3_-h2qLBwAYNJtLP8Tfx0,cSeBgr7hMuI_CVWb25PhwwdVKJvg_bQ0gjRoQXkAGCo-1