De thessalonique à Kalambaka

Finalement départ pour les météores jeudi 11, les bus du week-end n’étant pas flexibles.. Je quitte Thessalonique avec un petit pincement au coeur mais également avec excitation, car c’est une nouvelle aventure qui m’attend. Ce matin je checke les bus, les horaires, change mes dernieres lev bulgares (j’en garde une car dès janvier ce sera collector, la Bulgarie passant à l’euro). Puis bus direction la gare Ktel de Macedoine, point central pour rejoindre toute la Grèce mais aussi la Turquie, la Macedoine et bien d’autres encore.

Tout est super bien fait, les bus sont là et partent à l’heure. Pour moi, direction Trikala, puis Kalambaka pour aller à la découverte des fabuleuses Météores. Le temps étant annoncé clément pour vendredi, je devrais pouvoir en profiter. Nous roulons pendant près de 3 heures, longeant le Mont-Olympe, malheureusement dissimulé partiellement dans les nuages, puis autoroute. Un détail redondant me frappe : des églises miniatures montées sur pied comme des boîtes aux lettres sont présentes presque à chaque kilomètre ! C’est assez marrant. Ce qui l’est encore c’est le type à côté de moi qui fait le signe de croix dès qu’il en aperçoit une 😉 l’arrivée à Kalambaka approche, je scrute l’horyzon à l’affût de ces formations rocheuses si insolites. Et peu à peu, les formes de la roche se dessinnent dans la brume.. C’est impressionnant et c’est beau. Par ce temps gris et pluvieux c’est un peu austère, mais le côté majesteuex prend le dessus.

Nous arrivons à Kalambaka, ville de 13’000 habitants au beau milieu de la roche. Apres avoir traversé la campagne profonde (où comme en Bulgarie j’ai vu des agriculteurs fauchant à la faux leur champs !) nous arrivons dans une ville à moitié construite. Beaucoup de beaux bâtiments sont « presque » finis. Apparemment la crise est passée par là aussi.. Cela donne à la ville un aspect étonnant. D’autant plus que dès qu’on quitte la rue principale, on a la sensation d’être dans un village,au calme absolu, ce qui est très reposant. La saison ne s’y prêtant pas, je suis de nouveau une des seules touristes ici.

En premier lieu je m’adresse à la seule et unique agence touristique qui est en fait un regroupement des differents prestataires locaux. Proncipalement des guides de rando et escalade. N’etant pas assez courageuse (ou folle?) pour m’aventurer à la découverte de ce paysage et de ses monastères, j’opte pour une visite organisée des Météores avec deux autres personnes en minibus demain.

Puis je pars à la recherche d’une auberge. Sillonnant les rues, je vois l’indication d’une des auberges conseillées par le routard et qualifiée d’auberge de baroudeurs. Cela me plaît alors je pousse jusqu’au bout de la route pour voir ce qu’il en est. Bonne surprise, l’auberge Koka Roka est tenue par une mère (assez âgée) et son fils, très sympas. Nous discutons pendant près d’une heure de voyages, de tout et de rien et cela fait beaucoup de bien. N’étant pas encore décidée sur la suite, je leur fais part de mon doute : est-ce que je repars demain pour Delphes ou ailleurs ou est-ce que j’attends le samedi.. Ils m’indiquent que les bus pour Delphes sont très compliqués (ce dont je m’étais en effet aperçue en glânant des infos ici et là) et m’expliquent qu’il y a un train direct pour Athènes chaque jour à 5h40 le matin, d’où je peux ensuite aller à Delphes facilement ainsi que n’importe où dans le Péloponnèse. Je prends le temps de réfléchir au calme sur la terrasse et décide de suivre leurs conseils, je reste donc deux nuits ! Cela me permettra de prendre mon temps poyr visiter, d’éviter les galères de bus et d’arriver en journée à destination. Bon deal, pour eux comme pour moi.

Alors voilà, ce soir je teste la salade grecque et les boulettes de viande de la mama 🙂

N’ayant pour l’instant que des accès limités à internet, je mettrai des images sur mes mots demain.