2eme jour ! Et déjà tant de richesses, comme quoi le voyage c’est bon, les journées sont intenses, parfois conformes à nos plans, parfois non et pleines d’imprévus !

Aujourd’hui départ de Sofia tôt le matin pour Rila, après un petit-déjeuner fastueux dans mon 5 étoiles, que j’ai bien apprécié ne le cachons pas 🙂 . Rila est une ville à 117km au sud de Sofia, dont le principal attrait est son monastère, fondé au Xeme siècle.

Pour s’y rendre, rendez-vous à la station de bus Ovcha Kupel au sud de Sofia. Le trajet jusque là permet d’entrevoir un autre aspect de la ville, barres d’immeubles délabrées et nombreux bâtiments désaffectés, ce qui n’est pas fait pour me déplaire. La gare, bien que peu engageante, tient ses promesses et un minibus y attend les voyageurs à l’heure prévue. Une heure et demie de bus, collée à la fenêtre me font voir la périphérie de Sofia, vraiment désaffectée pour le coup, des forêts de sapin sous une brume épaisse, quelques villes et villages. Et tous les panneaux sont traduits en latin pour les grandes destinations.

la gare routière ovcha kupel de Sofiale bus pour Rilaau loin les montagnes enneigéesun village sur la route vers le sud

Dans le bus plusieurs touristes, dont deux espagnols faisant leurs études en Roumanie et sillonnant comme moi la Bulgarie du nord au sud vers la Grèce. Nous avons sympathisé et visité une partie du monastère ensemble. Pas loin d’eux une autre touriste « globe-trotteuse », condescendante à souhait, expliquant qu’elle va faire une retraite d’une nuit au monastère pour se purifier (pauvres moines) et qui se demande pourquoi nous avons emporté nos gros sacs alors qu’elle avait laissé le sien à Sofia (mais oui quelle idée ?!). Bref madame sillonne les balkans depuis « quite a long time » sans vouloir préciser et écume les « must see »… Pourquoi pas après tout, elle est seule et ne fait chier que ceux qui lui parlent. Et comme justement je suis seule aussi, il suffit de ne plus lui parler 🙂 haaaa la LIBERTE c’est booooon !!!!

horaires des vus :)horaires des bus au monastère

Bref, le monastère est niché dans les montagnes, de nombreuses vaches sur la route. Il se situe à l’entrée du parc national du Pirin. L’endroit est maginifique. Un monastère à l’intérieur d’un autre. Un grand bâtiment carré de plusieurs étages renferme en son sein une superbe église. Les parois intérieures du monastère sont peintes en lignes noir et blanc, quand l’église est barriolée de couleurs vives, jaunes pour les clochés, et les murs multicolores représentant des scènes bibliques (pour les détails là je sèche un peu). Les icônes sont biensûr omniprésentes. On ne peut rentrer quasiment nulle part, exceptés les gens qui y dorment à part dans une petite église, très belle. Quelques moines au look plutôt rabin (s’ils me lisaient ils m’enverraient en enfer) se baladent ça et là… Il pleut des cordes et j’ai faim, alors je vais manger des patates et du porc dans un des deux seuls restos du coin, pas mal du tout et surtout pour à peine 5€.

arrivée au monastère de Rilapanorama du monastèredétail du monastèrefresques murales du monastèreles icônes !

Le lieux est tellement paisible, avec vue sur la rivière et les montagnes, que je prends simplement le temps de l’admirer en restant plantée là, sur un banc.

le monastère vu de l'extérieur

Puis vient l’heure du bus pour Rila, à une demi heure du monastère, que je dois prendre si je veux avoir une chance de trouver l’auberge que j’ai repérée. Je quitte là mes deux acolytes éphémères qui filent à Blagoevgrad, où je passerai demain pour aller au village de Melnik.

Après quelques galères, des questions/réponses en bulgare et langage des signes (surtout) je trouve mon auberge qui est à une bonne demi-heure à pied. C’est l’occasion de traverser cette ville, plus jolie qu’elle n’en a l’air, pleine de vignes, entourée de montagnes embrumées. Sur les poteaux plein d’affiches A4, sur lesquelles sont affichées les personnes décédées, c’est une tradition bulgare d’après ce que j’ai lu. Ici nombreux sont les chiens et chats errants, les chevaux, les ânes, c’est plutôt sympa !

poteaux mortuaires..fils électriques et emblème de Rila

Au bout du chemin, l’auberge, simple, propre, avec une vue imprenable sur la ville, la rivière et les montagnes. Fini le 5 etoiles mais à part le froid, tout est nickel. Rectification > il n’y a pas d’eau chaude :/

mon hôtel à Rilala vue !

Demain direction Melnik, toujours vers le sud, le plus petit village de Bulgarie. La matinée promet quelques aventures (ou longs ennuis) car personne ne sait si le bus part à 9h ou à 11h… nous verrons !